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Amputées, devotees et wannabes...

par Philippe

Pour éclaircir quelque peu l'article paru en décembre '99 sur les affinités sélectives, je vais essayer de vous résumer ma propre expérience et analyse concernant le phénomène des "devotees/wannabes/amputée".

Après 30ans d'une vie riche et mouvementée, alternée de grands bonheurs et de profondes douleurs, j'ai décidé de ne plus cacher, ni taire ma différence... Je ne veux plus me sentir coupable de cette quête étrange, de cette recherche exclusive étonnante, d'une compagne, d'une complice de vie, amputée. Je sais aujourd'hui que mes intentions ne sont pas malsaines, ni perverses, ni vicieuses, ni sadiques, encore moins "démoniaques".
Je n'ai aucun fantasme même refoulé de puissance, de possession, de contrôle ou de domination quelconque...

Il faudrait tout d'abord arrêter de croire au 21e siècle que l'absence ou la perte d'un membre, tout handicap voire différence non socialement standard, soit le fait de la malédiction d'un Dieu ou du sort d'un Satan...
Il faudrait aussi arrêter cette fuite vers la pensée unique du "canon de beauté" bombardée par nos médias.
Même si je crois en une existence spirituelle, je pense que nos religions et cultes ont fait énormément de mal, de dégâts dans nos consciences alors qu'elles prétendent justement les soulager ou les libérer.

Depuis l'âge de 6 ans, je suis fasciné et attiré par les personnes amputées. Je les trouve belles...
Cette idée de beauté, bien sur, ne peut être comprise par rapport aux critères d'une "normalité" communément admise par la majorité des gens, concernés ou pas, de prés ou de loin, par cette particularité.
Lors de mon analyse, j'ai bien sûr fait remonter quelques événements de mon enfance qui auraient pu être les raisons d'une telle idée; mais plus que des sources, ils apparaissent comme des révélateurs ou des catalyseurs.
Je suis né d'un couple sans amour, et je n'ai jamais vu mes parents ensemble. Élevé par ma mère qui me délaissait, je me débrouillais à faire tout, tout seul, dés mon plus jeune âge. Plus tard, la seconde femme de mon père, très tyrannique et despotique, se servira aussi de moi comme sa béquille névrotique, en exigeant encore plus de moi. J'ai pu remarquer que beaucoup de devotees/wannabe avaient eu une enfance très dure, et très demandante, élevés par des femmes très exigeantes. Le fait de devenir amputés serait peut-être une façon de s'affranchir de cette "demande", en attirant enfin une affection ou une attention qu'ils n'ont jamais eue.

J'étais fasciné et jaloux du compagnon d'une amie de ma mère, qui était très aimé et vénéré par cette femme. Je pense que cet homme ne laissait pas indifférent ma mère aussi, alors que j'avais l'impression de n'exister pour personne. Cette femme fréquente toujours cet homme amoureusement, ils sont octogénaires aujourd'hui.
Il était amputé fémoral, appareillé d'une façon rudimentaire avec un pilon métallique. Tous les anciens combattants amputés du village, me fascinaient et je les observais souvent sur la place de l'église ou sur le parcours de boules, dans leur vie apparemment paisible et enviable. J'ai donc cru, peut-être, qu'il fallait être comme cet homme pour être vraiment aimé d'une femme: n'avoir qu'une seule jambe comme lui.
À 7 ans, le désir d'être comme cet homme hantait toutes mes nuits, au point de me répéter des millions de fois "je préfère mourir que d'être infirme". Comme je ne pouvais être ainsi, j'ai renversé ce désir et je me suis mis à désirer l'autre ainsi, celle que j'aimerai serait donc comme cet homme: amputée d'une jambe.
Dés lors je commençais à dessiner de telles femmes et à collectionner tous les articles ou les photos que je pouvais trouver sur ces personnes . Je me suis aussi mis à simuler, jouant ainsi ce rôle de la femme amputée que je désirais tant, en repliant une jambe et en marchant avec des béquilles que je fabriquais.

Jusqu'à ma première expérience sexuelle tardive avec une jolie jeune fille bipède de 21ans, j'ai vécu avec ce désir comme une fantaisie secrètement cachée et je ne pensais pas que cette volonté fut aussi importante dans ma vie. J'ai été très déçu de ma "première fois" et j'avoue ne jamais avoir eu d'orgasme lors de mes nombreuses tentatives avec de jolies valides, toutes différentes, aux quatre coins du monde que je visitais...

En 85, je découvre aux USA tout un réseau d'amateurs de femmes amputées qui vendent leurs photos (non porno), une association (Fascination) qui organise des meetings dans le but de marier ces personnes entre elles; ceux et celles qui ont choisi de dépasser le fantasme pour enfin vivre réellement leur plus profond désir.
Je suis le premier français à rentrer en contact avec de tels organismes, les Allemands, les Nordiques et les Anglais nous avaient déjà bien devancés dans ce domaine. Un club de mise en relations handi/valide existait d'ailleurs depuis quelques années à Londres (l'outsider club).
C'est, je pense notre culture latine qui rend cette évolution des rapports handi/valide difficile. En effet, dans nos civilisations latines, l'homme est depuis trop longtemps considéré supérieur à la femme alors que les Anglo-saxons paraissent aujourd'hui plus paritaires que nous.
Et s'il paraît "normal" de voir une femme avec homme handicapé; le fait de voir un valide aux côtés d'une femme handicapée attire plutôt les soupçons, les interrogations, les mauvaises critiques, et rarement l'admiration.

C'est aussi les débuts du Minitel en France, et c'est comme cela que je rencontre ma première amie, amante amputée fémorale, j'ai 25ans. C'est comme cela aussi que je rencontre d'autres hommes qui avaient apparemment les mêmes attirances pour ces femmes, mais hélas pas toujours les mêmes saines intentions.
Certains hommes en effet recherchent la diminution de l'image de la femme sous toutes ses formes, handicaps divers, mentaux ou physiques, détresses morales ou dépendances... Comme pour assouvir une certaine domination sur la femme, pour ressentir leur propre puissance physique, morale, voire sexuelle, absente ou perdue... Sorte de sadiques cérébraux qui ne constituent pas vraiment un danger physique pour les personnes, puisque leur plaisir et leur excitation ne sont qu'une construction mentale basée sur une manipulation affective; mais plutôt un risque psychologique pour les personnes trop sentimentales, fragiles, émotives, voire naïves.
Le risque de violences conjugales est de même niveau que chez les couples de personnes valides, mais la peur de ce risque est bien plus grande chez les personnes handicapées, à cause de la diminution physique.
Certains autres, pensent résoudre leur détresse intérieure en s'apitoyant sur ces femmes pour se soulager de leurs propres problèmes refoulés, en puisant une certaine énergie de survie de la personne handicapée et se dire qu'il y a pire qu'eux, ou en dessous d'eux... L'erreur serait de les confondre avec les vrais "devotees" qui sont en général attirés par des personnes bien particulières dans leur différence ou handicap, d'une manière sélective.
Combien de valides sont-ils plus handicapés qu'ils ne le croient? Existe-t'il des handicaps non identifiables?

Il existe des devotees pour chaque handicap ou particularité physique. Cette particularité, différence, handicap, agit sur eux comme un révélateur ou un catalyseur de désir. Pour ne parler que de ce que je connais bien, je ne parlerai ici que des gens attirés par les amputés... Environ 85% des devotees se cantonnent au fantasme pur, secret, plus ou moins déclaré ou refoulé, en collectionnant photos et vidéos, en observant ces personnes désirées dans le moindre détail, sans jamais vraiment rentrer en contact avec elles... Ce sont les "hobbyists". Leurs comportements sont effectivement bien similaires à ceux des fétichistes en tout genre. Ils vivent le plus souvent seuls ou mariés dans le silence de leur déviation, sans avouer leur désir profond à leur conjointe ou quiconque.
Parmi les gens mariés, certains vivent avec une femme valide consentante qui joue parfois le rôle de leur femme désirée. Environ 15% recherchent un vrai contact avec la personne amputée ou handicapée, plus ou moins intime, plus ou moins constructif et sincère; pouvant déboucher sur des aventures, des amitiés, ou des vrais mariages durables comme partout ailleurs. Il y a quand même de plus en plus de femmes amputées qui se marient avec des devotees aux USA, certaines le sont sûrement déjà ou l'ont été avec des hommes qui n'étaient peut-être pas conscients d'être devotees ou qui leur avaient dissimulé le déclencheur de leur attirance..
On s'aperçoit aussi avec Internet et les meetings qui se multiplient que bien des femmes abandonnent leurs prothèses ou les habillages esthétiques des appareillages, en découvrant qu'elles sont désirables pour certains hommes et que de plus en plus de prothésistes avouent aussi leur attirance secrète pour leurs clientes aux USA. Le prothésiste étant le premier homme à qui elles confient leur blessure, leur mutilation intime, il est aussi le premier à les reconstruire de leur féminité, d'une certaine manière; le seul à les accéder sans leur méfiance.. Hélas beaucoup d'hypocrisie plane dans ces centres d'appareillages et de rééducation concernant le phénomène. Si certains professionnels au contact des amputés essayent de "diaboliser" les devotees, c'est sûrement pour se disculper eux-mêmes, car beaucoup d'entre eux le sont, conscients ou pas; on ne fait pas forcément ce genre de métier par hasard. Mais cela ferait évidemment désordre dans la profession, si les femmes ne venaient plus se faire appareiller par des hommes; d'ailleurs, ce n'est peut-être pas un hasard sil y a de plus en plus de femmes prothésistes, mais cela ne veux pas dire qu'elles soient devotees ou lesbiennes pour autant...
J'ai pu constater que beaucoup de femmes amputées se tournent vers des relations homosexuelles après leur amputation, peut-être parce qu'elles se sentent plus vulnérables qu'avant face aux hommes.
Une vulnérabilité accrue de séduction, de féminité, de dépendance, de confiance, d'identité, je ne sais pas.
Pourtant, je pense qu'il existe autant d'hommes sensibles que de femmes insensibles dans la vie.

Les femmes devotees ou wannabes sont moins visibles, car il leur est plus facile qu'un homme de se fondre dans les métiers qui touchent de prés les handicapés. De nature "indéfinie", la femme avoue ou identifie moins facilement ses attirances et ses désirs secrets; peut-être aussi pour des raisons culturelles ou sociales déjà évoquées précédemment. Les premières devotees ou wannabes à se manifester sur Internet, sont d'ailleurs nordiques, germaniques ou anglo-saxonnes. De plus, la femme ne fonctionnant pas comme l'homme cérébralement, ne se fixe pas autant sur l'image physique du désir et sur ses détails associés.
Combien de femmes m'ont soutenu que le physique ne comptait pas dans leur recherche du partenaire, mais qui le voulait quand même grand par exemple... sourire

Ce qui m'amène à parler des wannabes, qui ont ce désir d'être ou de devenir comme la personne désirée.
C'est un peu l'ultime degré du devotisme, mais peut-être aussi la source, le départ du phénomène.
Je pense personnellement que tous les devotees sont à la base des wannabe, avec un niveau de conscience plus ou moins révélé, à un niveau de désir plus ou moins évolué et élevé... Je pense que l'on peut naître et venir au monde avec une telle sensation; de ne ressentir qu'une partie de son corps, de le percevoir autrement que vu.
J'ai rencontré parmi les femmes amputées que j'ai connues, des personnes qui sont nées sans bras ou sans jambes. Ce qui me frappait chez ces amputés congénitaux (ainsi appelés), c'est qu'ils ne se considéraient nullement comme amputés. En effet, ils avaient une construction psychique entière, une image complète de leur corps alors que les bras ou les jambes leur manquaient... Les membres manquants étant remplacés dans leurs fonctions premières par les autres existants qui cumulent ainsi les rôles. Je me souviens d'une amie, qui mangeait, écrivait, s'habillait, se lavait avec ses pieds uniquement, aussi bien que moi, valide...
Je me suis dit, que si de telles personnes existaient, psychisme entier dans un corps partiel; leurs contraires ou inverses existaient donc. Les wannabes ont ainsi, un psychisme partiel dans un corps entier, d'où cette sensation d'être amputé sans l'être physiquement. D'où cette attirance pour ces personnes amputées qui possèdent le corps qu'ils devraient avoir eux aussi. Peut-être une sensation de l'avoir déjà vécu. (Si l'on croit aux vies antérieures).
Il existe des wannabe qui vont jusqu'à la modification corporelle définitive pour devenir ce qu'ils ont la certitude d'être tout au fond d'eux même.

Des Psychologues travaillant sur des dossiers de changement de sexe de transsexuels en Angleterre se sont penchés il y a quelques années sur le cas des wannabes qui demandaient à être amputés.
La démarche psychologique est très similaire dans la logique du raisonnement de ces personnes. Un programme est à l'étude, et fera bientôt le sujet d'un reportage de la BBC...

Un jour un chirurgien qui étudiait pour la première fois le cas et la demande d'un wannabe pour ce programme se posa la question de savoir combien de wannabes ignorés ou insoupçonnés il avait déjà amputés sans le savoir. Il s'était en effet toujours demandé comment certains de ses patients avaient pu s'abîmer ou se blesser de la sorte pour qu'il les opère de cette façon radicale. On cite le cas d'un homme qui plaça sa jambe sous un train, et d'un autre qui se tira un coup de fusil dans le genoux.
Mais ce besoin d'automutilation n'est-il pas une manifestation extrême d'un désir de modification corporelle comme les tatouages, les piercings, les scarifications, les implants? Un désir d'afficher de plus en plus sa différence par le corps et son apparence... A une époque d'uniformisation, d'une pensée unique de beauté froide, symétrique, géométrique, propre, nette, fine et sans défauts... Un couturier anglais, Alexander Mac Queen, a osé en septembre 98 faire défiler des modèles handicapés, amputés et de petite taille; mais quel était son but?

Alors doit-on accepter d'aimer pour notre seule attirance et être aimé pour notre seule attraction physique?
L'amour ne doit pas être un rapport de force, mais un équilibre de nos différences respectives; c'est la réunion réussie de nos complémentarités qui crée et consolide le couple. L'attraction des corps fait pourtant partie de ce "tout" qu'est l'amour: esprit, cur, corps. Et quoi qu'on en dise, un coup de foudre ou une vraie relation démarre le plus souvent par une attirance physique ou visuelle des personnes, bien avant le véritable échange.

Je ne suis pas attiré par le handicap, ni par quelconque dépendance de l'autre... Je suis simplement attiré par les femmes amputées quand elles assument en toute féminité ce manque, cette absence, cette dissymétrie au lieu de se morfondre sur la mutilation ou la disgrâce de cette différence; parce qu'elles sont en fait valides dans un corps diffèrent: une personne différente dans son apparence, ses attitudes, mouvements, déplacements, poses, habillements, etc.,... Simplement comment elles transforment et transcendent leur physique, faisant de ce "moins" un "plus" que n'ont pas les valides.
Les symétries parfaites n'existent pas dans la Nature. Par exemple, il a été montré que le charme ou la séduction d'un visage provenait de ses propres différences bilatérales notables.
L'absence d'un membre chez la femme amputée, peut aussi suggérer l'identité du sexe féminin de manière renforcée, une sorte d'accentuation de cette différence des sexes qui parait nécessaire pour les devotees pour être attirés par une femme dont l'image aurait été mal "imprimée" dans leur inconscient d'enfance.
Pour ma part, je n'ai jamais eu d'attirance sexuelle ni d'orgasme avec une femme qui n'était pas ainsi. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. J'ai vainement tenté pendant des années de me forcer à désirer toutes les femmes valides et bipèdes qui m'ont désiré; si je leur donnais du plaisir, je n'en ai jamais eu moi-même avec elles.

J'ai eu plusieurs amies, amantes ou copines amputées, et j'ai souvent fait des milliers de kilomètres pour rencontrer celle qui serait peut-être un jour la princesse de ma vie. J'ai cru la rencontrer un jour. Je me suis marié loin de chez moi, et j'ai essayé de faire ma vie avec cette femme ainsi pendant plus de 5 ans de va-et-vient, d'un continent à l'autre, n'ayant jamais rencontre une telle personne en France. Ma femme n'était jamais appareillée et j'étais fier de m'afficher avec elle, de montrer aux autres notre couple différent, tels que nous étions. J'étais fier et comblé de lui donner tout ce que je possède de plus beau et de plus riche.
Elle pratiquait le vélo, le ski, la plongée, la danse et se sentait bien plus valide et féminine que beaucoup d'autres femmes sur leurs deux jambes.. D'autres obstacles que le handicap, ont eu malheureusement raison de notre relation, comme la distance, l'argent, le travail, les papiers, la culture, la communication ou la langue...
Les problèmes d'un couple handi/valide sont les mêmes que pour un couple de valides, avec en plus, tous les problèmes spécifiquement liés au handicap et au regard des autres. Mais le regard des autres, c'est avant tout le propre regard que l'on pose sur soi. Se reconstruire psychiquement et psychologiquement est un travail très personnel, accessible par le courage et la volonté; j'ai très peu connu de filles qui y était arrivé comme elle.
Un regard différent de l'autre, amoureux, passionné et attentionné, peut aider et débloquer, mais ne règle pas tout.

Aussi, je cherche toujours cette femme, ici en France où je suis né et où je veux vivre cette fois, étant aujourd'hui plus conscient des réels problèmes d'une vie commune à deux, que l'on soit handicapé ou valide.
Je ne vous parle pas des censures et des agressions verbales que j'ai dû endurer en assumant ma recherche.
Sans brusquer ni vouloir déranger ou choquer, j'aimerai tant que le dialogue s'instaure et que les autruches retirent enfin leur tête du sol... Laurent Lejard a bien raison; il est bien temps que l'on pose enfin la question de la sexualité des personnes handicapées en France. Les relations intimes entre hommes et femmes valides ne sont déjà pas si faciles et naturelles, alors pourquoi se rajouter des obstacles, en plus des cannes ou du fauteuil?
Pour se donner sa propre chance, il faut d'abord la donner à ceux qui viennent vers nous, avec tout ce que la relation homme/femme comporte comme risques et dangers. L'amour ne peut sourire qu'aux courageux.

Je réaffirme mon attirance unique, mon admiration et ma fascination pour une femme amputée qui s'assume.
À ceux qui me traiteraient de fétichiste; je dirai: je cherche une personne qui est amputée, et pas un moignon...
À ceux qui me traiteraient de fou; je dirai: je ne suis pas fou, puisque je sais que je le suis...
Regardez bien autour de vous on est toujours le fou de quelqu'un d'autre...
À ceux qui me traiteraient de malade: connaissez-vous cette maladie? Son nom? Et quelle est la vôtre ?
À ceux qui me traiteraient de sadique ou de pervers malsain; j'offrirai un beau crucifix pour qu'ils aillent exorciser leurs propres déviations ou autres pulsions refoulées, qui sont bien souvent pires que les apparentes perversités qu'ils s'acharnent à traquer et à condamner chez les autres... Où est la paille; où est la poutre?...
Je n'ai jamais obligé ou forcé une femme à me dire oui, et je n'ai jamais rien caché de mes motivations.
Je préfère ce type de femme, comme d'autres préfèrent les blondes ou les brunes, les grandes ou les petites...
Toutes mes amantes étaient consentantes et au courant de mon attirance qui n'a jamais fait de mal à quiconque.
Et enfin, aux insultes en tous genres je répondrai par l'indifférence: je ne parle pas aux cons, ça les instruit...
Mais je préférerai vraiment qu'un dialogue d'ouverture s'instaure, en tout respect et toute confiance de l'autre.
On vit quand même mieux quand on a de l'amour; et "faire l'amour" en fait partie quoiquon en dise.
L'amour est un tout, esprit, cur, corps; un échange à la fois spirituel, émotionnel et sexuel...
Et c'est un bon remède contre la haine qui déchire notre planète.

Philippe


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